
Attendu depuis longtemps, il débarque enfin, ça fait grav plaiz !!!
Des nouvelles de cet artiste incontournable pour les aficionados du bon son d'Île-de-France, mais qui a peut-être bien encore plus de mal à rester visible que son compère Narcisse Kamga (Nakk Mendosa). Egalement deux sons de ouf de l'artiste. Malheureusement, apparemment toujours pas de projet en vue.
http://www.hiphop4ever.fr/lindis/
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Un petit extrait, trop des barres ce truc :
"Lil Thug est un enfant perturbé, mais qui ne le serait pas à sa place ? Son papa à lui est un westeux, il fait partie des Sales Blancs. Le conseiller d’éducation Akhenaton ne peut laisser un enfant du rap s’égarer de la sorte. Pour une raison obscure, il s’imagine que ça le regarde, que c’est de sa responsabilité vu que c’est un peu lui tout seul qui aurait ramené le vrai rap sur ses épaules en revenant de vacances d’Eté à NY…
AKH – Je vois que sur ta feuille de présentation qui tu as rendu à ta profeuh principaleuh tu as noté, à métier du père, saleuh blinc. Peux tu m’en parler, pitchoun ?
Lil Thug – C’est le métier de mon papa, c’est un Sale Blanc.
AKH – De toute évidence tu rejettes tes origines blinches aloreuh qu’il n’y a pas lieu.
Lil Thug – Mais non, c’est le nom de son groupe de rap. Ils font du son façon California.
AKH – Ty veux direuh avequeuh les clips où dedans il y a les cagoles peu habillées qui dinsent ?
Lil Thug – Euh oui, si on veut…
AKH – Aloreuh c’y pas bieng ! Il joue le rôle de l’esclave. touteuh vos histoireuh de G-finq ou de Crink, là, c’est maleuh ! Quand ils font leurs signeus de doigts là, c’est se rabaisser devant la société ! Il joue le rôle di l’esclave. c’y un esclave !
Lil Thug – attendez là, vous oubliez déjà qu’ils sont blancs mon papa et ses copains de groupe.
AKH – Y aloreuh ? Je vois pas le rapporeuh ? Moi je vieing d’une région où Hitler nous surnommait « Les nègreuh de l’Europeuh »
Lil Thug – mais ça a un rapport avec ce qu’on disait ?
AKH – Bieing sûreuh ! Peu cher ! Vé té la pitchoun ! Y a des blincs qui ont souffert de la discrimination aussi. Mon grand pèreuh s’était assis à l’avant du bus à oune époqueuh où les Ritals devaient s’assoire à l’extérieur du bus seulement. Il s’appellait Rosetto Parks.
Lil Thug – C’est pas très Italien comme nom, ça…
AKH – Peuchère ! T’y as de l’esseuprit toi. En fait il s’appellait Rosetto Marioluigi, mais on le sureunommait Parks parce qu’il avait la maladie de Parkinsoneuh. Et c’est pour ça qu’il s’est assis à l’avant d’ailleureuh ! Il a pas fait exprès, il est tombé, té !
Lil Thug – …"
Tracklist
1. Rester Seul (Introduction) (Apocalypse) 2. Qu'est-ce que tu deviens ? 3. Mangeur de pierres (Légadulabo) 4. Les Rêves partent en fumée (Apocalypse/Cyanure) 5. Ma Mort (Fredy K feat. Oxmose) 6. Tuer ou mourir (Légadulabo) 7. Heptagone 8. Tricher (Antilop SA) 9. J'Fuck (Interlude) (Maximum de Phases) 10. 20 ans (Cyanure) 11. Méfie-toi (Apocalypse) 12. Intro (Burning Zone) (Maximum de Phases/Antilop SA) 13. Burning Zone (Maximum de Phases) 14. Intro (Pas de vie sans haine) (Axis) 15. Pas de vie sans haine (Apocalypse feat. Oxmose) 16. Sortie de l'ombre (Maximum de Phases/Légadulabo) 17. 7è sens (Test) 18. L'affaire Hot Dog (Outro) (Légadulabo)
Album sorti en 1998, marquant le nouveau format du collectif, passant de 21 à 7 membres. Ils sont répartis en trois sous-groupes, Apocalypse (Axis et Antilop SA), Maximum de Phases (Test et Fredy K), Légadulabo (Cyanure et Freko Ding), et un DJ, DJ Tacteel. Le collectif est réuni sur seulement deux morceaux ("Qu'est-ce que tu deviens ?" et "Heptagone"), le reste de l'album étant interprété par un artiste seul, ou un voire deux groupes.
La plupart des titres sont assez tristes, traitant de sujets divers comme le constat d'"un monde à la dérive" auquel on doit faire face (l'intro "Rester Seul"), les amitiés qui se sont défaites et pourtant qu'on peut regretter ("Qu'est-ce que tu deviens ?"), la perte des rêves de l'enfance quand on grandit ("Les rêves partent en fumée"), la perspective des mauvaises rencontres à chaque pas qu'on peut faire ("Tuer ou mourir"), la difficulté de vivre honnêtement sans se mentir à soi-même ("Tricher"), ce que peut représenter l'âge de 20 ans pour quelqu'un (traité par Cyanure sous trois différents points de vue, correspondant à trois couplets), une vision pessimiste (trop pour moi) sur le sexe opposée ("Méfie-toi"), une nature humaine comportant à la fois le meilleur et le pire ("Pas de vie sans haine").
Cependant, il reste quelques morceaux qui sont bien plus dynamiques, que ce soit dans le beat ou dans le thème.
Dans "Mangeur de pierres", on a affaire à la voix hargneuse de Freko crachant sa rage contre le manque de maille, ce qui ne l'empêche d'entrecouper ses couplets de notes d'humour "J'préfère avoir comme repas des cailloux que de faire le pitre en costard pour un patron toujours en colère".
"Ma Mort" n'est pas très remuant dans le rythme ou la musique, mais c'est une autre histoire avec les lyrics de Fredy K, qui nous signe ici un morceau bad boy qui profite de la vie "pour l'instant vivant, je fais ce qu'il me plaît bébé", et qui s'insurge contre un show bizness dans lequel il refuse d'entrer. C'est par ailleurs une bonne occasion de découvrir les phases de bâtard que ce rappeur a pu nous pondre, tel le légendaire "mon style a tellement de formes que plus d'un homme se taperait des queues". Aujourd'hui il a quitté ce monde, et il faut espérer qu'il a bien profité de sa vie, RIP FREDY K.
Le morceau éponyme de l'album est un égotrip permettant de présenter le collectif sur une prod énergique, chacun posant sa propre marque, sa propre technique ; cela illustre bien toute l'étendue des styles des artistes qui sont réunis sur le somor, différents mais pourtant complémentaires et unis (d'ailleurs, les groupes sont complètement éclatés et répartis de chaque côté du refrain du milieu, soit Freko Ding, Axis, Cyanure, refrain, Fredy K, Antilop SA, Test).
L'interlude "J'Fuck" du Maximum de Phases permet de se faire une idée d'une partie de l'univers de ce groupe assez impertinent, où le thème de tous les trucs à niquer devient une occasion à punchlines, pour laquelle ils remplissent très bien leur office.
"Burning Zone" du même groupe montre tout leur talent dans ce type de sujets légers. Ainsi ici s'imaginent-ils croulant "sous les liasses", avec des meufs "à gogo", réussissant à imposer l'image de deux mecs (machos, des vrais) intéressés seulement par le pèze, la notoriété et les culs féminins.
"Sortie de l'ombre" est une seconde occasion à un mélange des genres et des styles similaire à "Heptagone", cette fois-ci avec Légadulabo et Maximum de Phases ; malgré une prod assez tranquille (boucle de piano), c'est encore un morceau égotrip efficace et bien porté par les quatre MCs.
"7è sens" se démarque par rapport au reste de l'album, et se veut un hommage au ghetto, là où on possède le 7è sens, une manière de vivre, de se comporter, de voir les choses, le tout servi par une production douce et légère, et introduit par des extraits de rap américain.
L'outro "L'Affaire Hot Dog" est la track la plus folle du projet, et c'est Légadulabo qui ont été choisis pour l'interpréter. Sur la musique guillerette d'Arabesque, les chiens policiers Cyanure et Freko doivent enquêter (à contre-coeur) à Cabotville sur le triple homicide de chiens, le coupable est introuvable, mais incapable de résister à sa gourmandise, il se fait pincer à l'étal d'un marchand de hot-dogs "il regrette, il regrette, il regrette". L'affaire est conclue en 1'15, entre 16H28 et 16h29, juste avant "l'heure du goûter". Autant dire qu'en un laps de temps aussi court, les premières fois on y comprend rien, surtout que Cyan et Freko s'enchaînent à un rythme incroyable, et mêlent à leurs voix des bruitages du type aboiements ! Pour finir, le collectif en entier s'assemble pour un concert de "lalalalalalala" complètement gue-din !
Pour finir,album réussi et un des plus aboutis artistiquement, sans doute à placer au panthéon du rap hexagonal (j'Avoue qu'je Kiffe). L'éventail des styles artistiques des membres, pourtant très différents, n'empêche pas leur complémentarité et leur capacité à nous offrir un produit de qualité, qui contribue une fois de plus à faire de 1998 une année myhtique.
Court-métrage réalisé par Hamé du groupe La Rumeur pour dénoncer les bavures policières laissées impunies depuis 30 ans.

La sortie de cette compilation (avril 2008) coïncide avec le quarantenaire des événements de mai 68, avec lesquels elle cherche à créer un lien. La tracklist a été sélectionnée en grande partie par Ekoué, certains titres et artistes ayant été imposés par le label Wagram qui a lancé le projet.
Dans son esprit, ce projet souligne surtout l'évolution de la société depuis mai 68, des conflits qui la sous-tendent, et enfin l'état actuel de la situation, notamment dans les banlieues. D'où le détournement du célèbre slogan "Sous les pavés, la plage" pour le titre de la compil' qui montre le passage d'aspirations révolutionnaires idéalistes à un constat sombre qui peut tenir lieu d'avertissement.
Le rap s'affirme comme un des dépositaires de la contestation sociale aujourd'hui, comme une voix pour les nombreuses victimes d'exclusions et d'injustices de toutes sortes en France. Les 35 titres qui ont été adoptés sont donc censés refléter cette contestation ou témoigner simplement des transformations et des réalités sociales que les artistes ont pu observer.
Tracklist
CD1
1. La Rumeur - Qui ça étonne encore 2. Casey - La banlieue nord 3. Tandem - Vécu de poissard 4. Fréro feat. Kadaz (La Mixture) - Ma vie dans c'béton 5. Ärsenik - Une saison blanche et sèche 6. Lim - On est tous cramés 7. Mafia K'1 Fry - Guerre 8. La Rafale - Système D 9. Rocé - Je chante la France 10. Flynt - Rien ne nous appartient 11. Nessbeal feat. Jango Jack - La mélodie des briques 12. Kamelancien - Porte-parole du quartier 13. 113 - Le guide du loubard 14. Bakar - Mémoire d'immigrés 15. Seth Gueko - Merci Chirac 16. Mysa - Une époque formidable 17. Kery James - Le combat continue 3
CD2
1. La Rumeur - Comme de l'uranium 2. Al - Mon devoir (Inédit) 3. Specio - L'enfer du décor (Inédit) 4. Le Téléphone Arabe - L'instinct profond 5. Despo Rutti - 3 Millions 6. Les Grandes Geules - Sincèrement 7. Baala - Assumer 8. Lunatic et Mala - Hommes de l'ombre 9. Youssoupha - Les apparences nous mentent 10. Haroun feat. Koma et Mokless - Avec tout ce qui se passe 11. Casey feat. B. James et Prodige - Ma Haine 12. 400 Hyènes - Péril jeune 13. B. James - La police assasine 14. Mac Kregor - Les enfants terribles 15. Mac Tyer - Le général 16. Rohff - Regretté 17. Kadaz feat. Fréro (La Mixture) - Le conflit (Inédit) 18. Ekoué - Sous les pavés la rage (Inédit)
La plupart des sons passent carrément bien, mais mention spéciale à "Mémoire d'immigré" de Bakar, "Mon devoir" d'Al, "Avec tout ce qui se passe/Ca part en couilles" d'Haroun, Koma & Mokless, "La Police Assassine" de B. James (qui peut nous rappeler les procès intentés par Mr Sarko à Hamé pour certains de ses propos anti-gardiens de la paix), "Regretté" de Rohff.
Classement établi par les votes d'internautes sur le site d'abcdrduson.com sur le thème "les 100 classiques du rap français". Chaque morceau s'accompagne de commentaires (assez bien ficelés) ou d'interviews.
Globalement, certains seront peut-être dégoûtés parce que leur(s) artiste(s) fétiche(s) n'y figure(nt) pas (moi c'est bon), ou pas d'accord avec le classement, mais il faut reconnaître que la plupart des somor méritent d'y être présents.
Une partie du classement en playlist sur deezer, même s'il en manque pas mal.
http://www.deezer.com/music/playlist/100-classiques-du-rap-francais-37851893?provider=website